Le besoin d'une politique du vieillissement
Le vieillissement de la population constitue une préoccupation majeure de l’ensemble des pays de l’OCDE. À cet égard, on observe que plusieurs pays (France, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Australie, etc.) tentent de se donner une vision d’avenir d’une société composée d’un plus grand nombre de personnes âgées et de prévoir diverses mesures afin de mieux s’adapter à cette nouvelle réalité.
Dès le début des années 1990, le Danemark s’est doté d’une politique du vieillissement. Cette politique, accompagnée de projets de loi divers, met l’emphase sur l’intersectorialité (dont le transport, l’habitation), la valorisation de la contribution des aînés dans la société, l’autodétermination, l’adaptation des services publics offerts principalement par les municipalités et la prévention.
Au Québec, plusieurs orientations, politiques et plans d’action ministériels portent sur l’offre de service aux personnes âgées en perte d’autonomie. De plus, la ministre déléguée aux Aînés, madame Marguerite Blais, a mené une consultation publique sur les conditions de vie des aînés. Toutefois, il n’existe pas au sein de l’appareil gouvernemental, une politique intersectorielle du vieillissement qui interpelle tous les acteurs et les secteurs de la société.
Questions du jour
· Croyez-vous qu’il serait de mise que le Québec se dote d’une politique du vieillissement ?
· Que devrait contenir une telle politique ?
En lien
· Rapport de l’OCDE sur les soins aux personnes âgées
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Vieillir en santé
« Si l’on veut que le vieillissement soit quelque chose de positif, il faut aussi que la vie plus longue s’accompagne de possibilités d’être en bonne santé, de participer et d’être en sécurité »[1] - Organisation mondiale de la santé, 2002
Compte tenu de l’augmentation du nombre de personnes âgées au cours des prochaines décennies et de la longévité accrue, le vieillissement en bonne santé représente un enjeu majeur pour la société québécoise et la santé publique. Préserver et même améliorer la santé des personnes âgées constituent des défis importants pour permettre une qualité de vie à un âge avancé.
À ce sujet, un modèle conceptuel original a été développé au Québec pour « Vieillir en santé ». Ce modèle dynamique propose des interventions concrètes non seulement pour créer des conditions favorables à la meilleure santé et à la qualité de vie des personnes âgées mais aussi pour prévenir des problématiques plus spécifiques liées au vieillissement.
Questions du jour
· La population québécoise est-elle suffisamment mobilisée selon vous face à l’adoption de mesures permettant de vieillir en santé et à un âge avancé ?
· L’investissement dans la promotion de la santé et la prévention auprès des aînés est-il suffisant ?
Prochainement
Le besoin d'une politique du vieillissement
En lien
· Perspectives pour un vieillissement sain : proposition d’un modèle conceptuel
[1] Citation tirée de Perspectives pour un vieillissement sain : proposition d’un modèle conceptuel, DRSP-CN et INSPQ (2008).
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Les systèmes de classification des besoins
Le vieillissement de la population et la complexité croissante des besoins, associés à un contexte de contraintes budgétaires de l’État, créent une pression sur le système de santé et de services sociaux. Pour ces raisons, un système d’aide à la décision clinico-administrative devient essentiel afin d’utiliser la bonne ressource, pour la bonne personne, au bon moment, au bon endroit et au meilleur coût humain et social.
Dans ce but, plusieurs pays dont la France, l’Allemagne et le Japon se sont dotés d’outils destinés à déterminer suite à l’évaluation des besoins d’une personne en perte d’autonomie son éligibilité et le type de services requis autant à domicile que pour l'hébergement.
À ce propos, au Québec, le MSSS a adopté officiellement en 2003 l’outil d’évaluation multiclientèle (OEMC) comme outil d’évaluation intégré des besoins des personnes en perte d‘autonomie et de détermination des services requis, notamment à domicile ou en ressource d’hébergement. L’OEMC inclut, entres autres, le Système de mesure de l’autonomie fonctionnelle (SMAF). Le SMAF évalue 29 fonctions couvrant les activités de la vie quotidienne, la mobilité, les communications, les fonctions mentales et les tâches domestiques.
Les résultats du SMAF permettent d’établir, à l’aide d’un logiciel, le profil Iso-SMAF de la personne. Il existe 14 profils. Le profil 1 représente une personne ayant des difficultés particulièrement dans l’exécution de tâches domestiques et le profil 14, une personne nécessitant de l’aide totale dans ses activités de la vie quotidienne et domestique.
Ainsi, les profils Iso-SMAF permettent de regrouper les personnes ayant des incapacités semblables générant des services et des coûts similaires. Un des principaux objectifs des profils Iso-SMAF est de permettre aux intervenants de se représenter la nature et l’intensité des différents services requis pour répondre aux besoins particuliers d’une personne selon son profil. De plus, ils favorisent l’utilisation d’un langage commun et standardisé.
Ce système de classification des besoins par profil peut servir à la fois à la planification et à la coordination des services à domicile et d’hébergement sur le territoire local (CSSS) ou régional.
Prochainement...
Vieillir en santé
En lien
· http://msssa4.msss.gouv.qc.ca/fr/document/publication.nsf/0/7ae1cde4e2e89e9185256dac0056a8ac?OpenDocument
· http://www.expertise-sante.com/modules/AxialRealisation/img_repository/files/documents/Dubuc%20et%20al_chap7_prisma.pdf
· http://www.prismaquebec.ca
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Prévenir vaut mieux que guérir
Cet adage bien connu trouve un écho particulier au Danemark. En effet, le gouvernement danois a adopté au tournant des années 2000 une politique intersectorielle de prévention à l’égard de la perte d’autonomie des aînés. Cette politique couvre à la fois l’urbanisme, le logement, le transport et l’organisation communautaire.
Le Danemark a notamment développé un programme de visites à domicile biannuelles. Suivant ce programme, peu importe son état, chaque pesonne âgée de 75 ans et plus reçoit la visite d'un représentant du réseau de la santé tous les deux ans. L’objectif est de prévenir la perte d’autonomie par le biais de l’information et de la sensibilisation à certaines habitudes de vie. Un dépistage visant à détecter tout signe avant-coureur de perte d’autonomie est aussi effectué et des conseils sur l’aménagement locatif sont prodigués, notamment dans une perspective de prévention des chutes. Advenant le cas où des besoins particuliers sont identifiés, la visite permet en outre de présenter l’offre de service disponible tant en matière de soutien que sur le plan de l’adaptation locatif.
Question du jour
· Considérant le vieillissement de la population, aurait-on avantage au Québec à développer ce type d'approche auprès des personnes âgées ?
Prochainement...
Les systèmes de classification des besoins
En lien
· Le projet RÉVA : la prévention auprès des aînés, version québécoise
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Les bonnes pratiques selon l'OCDE
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) offre aux pays membres, dont le Canada , un cadre leur permettant de comparer leurs expériences en matière d’action publique, de chercher des réponses à des problèmes communs, d’identifier les bonnes pratiques et de coordonner leurs politiques nationales et internationales. Tous les pays membres de l'OCDE se heurtent à des difficultés pour financer leur système de santé. La part des dépenses publiques en santé progressent de façon telle qu’elles exercent une pression contraignante sur les budgets de l'État. Dans ces circonstances, confrontés aux exigences liées à la qualité des soins dans un contexte de vieillissement de la population, il est opportun pour l’OCDE de recenser les meilleures pratiques concernant les services aux personnes âgées et la performance de leur système de santé.
II est intéressant de noter qu’on retrouve parmi ces bonnes pratiques, les éléments des Orientations ministérielles sur les services aux personnes âgées en perte d'autonomie (2001) visant sur une meilleure intégration des services santé et des services sociaux. En effet, on privilégie particulièrement l’adoption d’un outil standardisé d'évaluation des besoins à caractère multidisciplinaire. De plus, on s’emploie à mettre à profit un guichet unique d'accès aux services, un mécanisme de coordination des soins et des services (modèle de gestion de cas), un système d'information permettant l'accès et le transfert de l'information. On prône également des budgets décentralisés.
L 'OCDE, dans « Obtenir un meilleur rapport qualité-prix dans les soins de santé » (2009), identifie cinq éléments porteurs pour améliorer la performance des systèmes de santé. Parmi ceux-ci, on retrouve les technologies de l'information et de la communication permettant de suivre et d’améliorer la qualité des soins ainsi que la coordination des services. On souligne l'importance de reconnaitre la coordination des services comme une « tâche » à part entière qui requiert de l'intervenant qui l’exerce, des compétences particulières et une méthodologie. En matière d’efficience, on observe dans plusieurs pays de l'OCDE que cette coordination ne doit pas se limiter qu’aux services des organisations de santé. Elle doit inclure également l'ensemble des services offerts à la personne âgée, qu'ils proviennent du secteur public, privé ou d'organismes sans but lucratif.
Prochainement...
Prévenir vaut mieux que guérir
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Souplesse et libre choix : des approches gagnantes ?
Il existe diverses façons de faire face au vieillissement de la population. Par-delà tous les moyens déployés s’impose, dans la majorité des pays de l’OCDE, l’idée de faire preuve de plus de souplesse en ce qui a trait aux services offerts aux personnes âgées ou en perte d’autonomie. Celles-ci peuvent en effet aujourd’hui choisir entre plusieurs modes de prestation de services (allocation financière pour choisir la personne qui va lui offrir ses services d’aide personnelle ou domestique ou une prestation donnée par du personnel de l’État ou par des organismes avec ou sans but lucratif accrédités par le secteur public).
Cette plus grande souplesse tend à accroître l’autodétermination des personnes âgées et de celle de leurs proches aidants. Elle nourrit également leur capacité à faire des choix. D’ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les expériences menées entre autres en Allemagne et au Japon démontrent que cette approche permet de réduire considérablement la pression sur le système public de soins. Invitées à faire connaître leurs besoins véritables, la majorité des personnes âgées ou en perte d’autonomie réclament de fait, une moins grande quantité de soins et de services que celle prévue par le réseau public pour elles. À cet égard, le CSSS Cavendish réalise actuellement un projet pilote sur le concept, « soins adaptés à la demande de la clientèle » qui vise l’élaboration et la définition de pratiques mieux adaptées aux décisions des aînés.
Cependant, certains pays tels la France et le Royaume-Uni notent l’importance d’avoir un regard sur la qualité et la sécurité des services offerts par des travailleurs autonomes auxquels la personne âgée peut faire appel dans la dispensation de ses services et ce, afin d’éviter des risques d’abus et de maltraitance. Ainsi, lorsque la personne reçoit une allocation financière et choisit un membre de sa famille ou tout autre individu pour lui donner ses services, l’Allemagne et le Danemark prévoient deux visites par année afin de vérifier comment le travailleur donne les soins et les services. Ces visites permettent également de s’assurer de la bonne utilisation des fonds publics.
Questions du jour
· Croyez-vous qu’il est avantageux de faire preuve de plus de souplesse dans l’offre de service ? · Comment favoriser le libre-choix des personnes tout en s’assurant de la qualité et de la sécurité des services ?
Prochainement…
Les bonnes pratiques selon l'OCDE
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La santé physique tributaire de la santé financière ?
La préparation à la retraite : une dure réalité ?
Selon un sondage CROP réalisé pour le compte de l’AQESSS au printemps 2010, près d’un baby-boomer sur deux (54 %) considère qu’il ne sera pas en mesure de contribuer à son bien-être une fois devenu « vieux ». Le manque de revenus anticipés à la retraite pourrait expliquer ce résultat. De fait, deux baby-boomers sur trois ne jouissent d’aucune épargne pour « leurs vieux jours ». Plus encore, une proportion appréciable d’entre eux (19 %) ne ressent pas non plus le besoin de préparer sa retraite, que ce soit en épargnant, en payant ses dettes ou même encore en effectuant un suivi médical régulier et en changeant certaines habitudes de vie. Dans le contexte actuel du marché du travail et de la sécurité du revenu, de nombreux citoyens doivent jouer un rôle dynamique dans la planification de leurs finances et par conséquent, assumer eux-mêmes une plus grande responsabilité pour s’assurer d’un revenu adéquat à la retraite. Or, un rapport récent de la Banque TD révèle que la dette totale des familles canadiennes est passée de 50% du revenu personnel disponible (après impôt) au milieu des années 80 à 146% aujourd’hui. Ce ratio pourrait même grimper jusqu’à 151% d’ici cinq ans. Partant de ce fait, on peut penser qu’un grand nombre de citoyens ne se préparent pas adéquatement sur le plan financier à la retraite ou ne sont pas en mesure de le faire compte tenu de leur faible revenu. Une étude démontrait en 2001, que près de la moitié (47 %) de tous les ménages canadiens dépensaient plus que leur revenu avant impôts. Cette situation touchait plus particulièrement les familles à faible revenu chez qui 66 % des ménages ayant un revenu annuel inférieur à 20 000 $ dépensaient alors plus que leur revenu avant impôts. Question du jour· Peut-on penser que ce manque de préparation à la retraite peut avoir une incidence négative sur la capacité du réseau de la santé et des services sociaux à répondre aux besoins de la population ? Prochainement...Souplesse et libre choix : des approches gagnantes ?En lien
· http://www.aqesss.qc.ca/docs/pdf/Grands_dossiers/personnes_agees/CROP_AQESSS_PALV.pdf· http://www.td.com/francais/discours/19apr10.jsp· http://www.fcac-acfc.gc.ca/fra/publications/SondageEtude/CapaciteFin/pdf/SEDI-FCAC_FinCapability-fra.pdf
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Un « nouveau » concept : la littératie
La « littératie » est un nouveau terme crée par l’OCDE pour étendre la portée du sens du mot « alphabétisation ». Elle se définit comme les capacités de lecture et d’écriture que les adultes utilisent dans leur vie quotidienne. Considérant toute l’information qu’il faut maîtriser dans la vie moderne, des études démontrent qu’un pourcentage important de citoyens n’ont pas un niveau de littératie suffisant pour être autonome.
Dans ces conditions, un faible niveau de littératie affecte différentes sphères de la vie d’un adulte dont la santé. Dans le domaine de la santé, la littératie met en jeu les compétences nécessaires pour trouver, comprendre et utiliser l’information de manière à pouvoir prendre de bonnes décisions de santé. Ainsi, la littératie en santé est la capacité de trouver de l’information sur la santé, la comprendre et en prendre acte.
Selon l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes 2003, les deux tiers des adultes québécois (66 %) n’ont pas le niveau de littératie nécessaire pour prendre soin adéquatement de leur santé. Cette situation touche 61 % des 16 à 65 ans et 95 % des personnes âgées de plus de 65 ans. (Statistique Canada, Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA), 2005)
D’une région du Québec à l’autre, le portrait de la littératie en santé varie considérablement. Dans la région de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, c’est 77 % de la population qui n’atteint pas le niveau adéquat pour prendre soin adéquatement de sa santé. Cette proportion atteint 63 % dans la Capitale-Nationale et 70 % à Montréal. On mentionne à cet égard que plus le niveau de littératie d’une personne est élevé, meilleure est sa santé.
Dans le but de prendre en cas cet état de situation, une des avenues prône l’amélioration des capacités des systèmes qui offrent de l’information et des services sanitaires de mieux informer et servir efficacement les gens, quels que soient leurs niveaux de littératie. Cependant, selon un sondage réalisé en 2007, près du tiers des professionnels de la santé n’avait jamais entendu parler de « littératie ».
La littératie ne touche pas seulement le domaine de la santé mais aussi la capacité d’utiliser et de tirer profit des technologies de l’information et de la communication comme par exemple l’accès à de l’information ou des services en ligne. De plus, des programmes gouvernementaux en matière de fiscalité sont offerts aux citoyens âgés tels que les crédits d’impôts. Des citoyens ayant un niveau plus élevé de littératie, au fait de leurs droits, seront mieux en mesure d'évaluer leur admissibilité aux programmes, aux avantages et prestations des gouvernements tant au niveau fédéral que provincial. Pour cette raison, ils seront mieux à même d'obtenir l'information, les documents nécessaires et de comprendre l'objet des différents programmes.
Question du jour
· Le réseau de la santé et des services sociaux devrait-il être mieux sensibilisé aux difficultés que soulèvent les problèmes de littératie ?
Prochainement...
La santé physique tributaire de la santé financière ?
En lien
· http://www.ccl-cca.ca/ccl/Topic/Literacy/WhatisLiteracy-2.html · http://www.ccl-cca.ca/pdfs/ReadingFuture/LiteracyReadingFutureReportF.pdf · http://www.espacecom.qc.ca/contenus/dossier/liste/Litteratie-en-sante.aspx ·http://www.fcac-acfc.gc.ca/fra/publications/SondageEtude/CapaciteFin/CapaciteFin_01-fra.asp · http://www.cpha.ca/uploads/portals/h-l/report_f.pdf
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La technologie comme alliée
L’expérience du Japon
Le Japon est l’un des pays les plus touchés par le vieillissement de la population. On estime en effet qu’au-delà de 22 % de la population du pays est âgée de 65 ans et plus. Malgré un faible taux de natalité et une espérance de vie les plus élevée des pays industrialisés, le Japon n’a pas adopté de politiques démographiques. Confronté à un vieillissement rapide, ce pays s’est plutôt tourné vers d’autres mesures dont l’innovation à l’aide des technologies. Depuis quelques années, les appareils de suivi médical pour une utilisation à domicile par l’usager se multiplient et vont maintenant du tensiomètre de poche aux aides technologiques plus sophistiquées permettant d’alerter immédiatement un proche aidant lorsque la sécurité ou la santé d’une personne âgée est compromise. Les services en ligne se sont aussi développés dans le même sens. Certains services de télésurveillance permettent par exemple de suivre, au jour le jour, différents paramètres médicaux d’une personne, de les analyser et d’émettre les recommandations qui s’imposent, le tout de façon entièrement virtuelle. La télémédecine est également en forte progression dans le secteur hospitalier, notamment pour le suivi des personnes âgées à domicile. Les dispositifs mis en place permettent de mesurer en temps réel l’état de santé des patients mais aussi, la télémédecine prévoit le cas échéant, un service de téléconférence avec les médecins traitants ou spécialistes. Cette approche permet d’éviter non seulement les déplacements devenus parfois difficiles pour les personnes âgées, mais de plus d’accroître l’accès aux médecins. En soutien à ces initiatives, le gouvernement japonais a investi des milliards de dollars pour doter l’ensemble de la population d’un accès Internet à haute vitesse dans le but de développer l’utilisation de services de santé en ligne entre autres. Il s’agit du projet U-Japan (Ubiquitous Japan) lancé en 2004. Un pari qu’il souhaite avoir relevé d’ici la fin de 2010. Le gouvernement nippon incite ainsi la population à prendre le virage technologique au regard de leur santé. Des campagnes d’information et même de formation ont déjà été réalisées en ce sens alors que d’autres suivront dans les prochaines années. Le premier groupe est celui des personnes âgées. Question du jour· Devrait-on encourager davantage le développement de services de santé en ligne au Québec ? Prochainement...Un « nouveau » concept : la littératie ?En lien
· http://www.soumu.go.jp/main_sosiki/joho_tsusin/eng/index.html
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Des exemples d'innovation pour soutenir les proches aidants
Au Québec, quelques 300 000 personnes remplissent le rôle d'aidant auprès d'aînés, permettant à ceux-ci de demeurer à domicile. Soutenir ou prendre soin d'un parent âgé peut certes favoriser des rapprochements et constitue un exemple de solidarité intergénérationnelle. Toutefois, concilier vie familiale, professionnelle et sociale en additionnant ses engagements auprès du parent peut être exigeant. Cette lourdeur peut occasionner des problèmes de santé physique ou même créer de la détresse psychologique. D'autre part, des études démontrent que les aidants tardent à demander de l’aide. Ils ne recourent aux services formels souvent qu’en dernier ressort. Une des raisons évoquées pour expliquer ce phénomène serait le manque de flexibilité des services ou encore d’adaptation des services à leurs propres besoins.
Au Royaume-Uni
En 1995, le Carers Recognition and Services Act, au Royaume-Uni, reconnaissait le droit des aidants familiaux à demander une évaluation de leurs propres besoins et de tenir compte ces besoins lors de l’élaboration du plan de services. De plus, le Carers Equal Opportunities Act, entré en vigueur en avril 2005 institue l’obligation pour les intervenants d’informer les aidants de leur droit d’avoir une évaluation de leurs besoins en services, incluant une évaluation de leur capacité à prodiguer l’aide au proche âgé et de continuer à prodiguer cette aide.
En France
Le président Nicolas Sarkozy a mis de l'avant un plan Alzheimer 2008-2012 qui prévoit l'engagement de plus de 1,6 milliard d'euros sur cinq ans pour accélérer la recherche et améliorer la prise en charge des personnes atteintes de cette maladie. Une des priorités est d'améliorer la prise en charge des malades et de leurs familles, souvent plongées dans le désarroi.
Une des mesures vise la création de "Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer (MAIA)" sur tout le territoire français. Les MAIA s’appuient sur de petites équipes chargées, au niveau local, de mieux coordonner le parcours des personnes concernées par la maladie. Les MAIA ont pour objectif d’assurer une prise en charge, sanitaire et médico-social, et un accompagnement coordonnés et personnalisés pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer et sa famille. Des expérimentations sont lancées dans toute la France.
Au Québec
Au Québec, la Loi instituant le fonds de soutien aux proches aidants adoptée en 2009 prévoit la somme de 200 millions sur 10 ans pour aider les proches aidants des personnes âgées. Il s'agit d'un partenariat entre le ministère de la Famille et des aînés et un donateur privé, la Fondation André et Lucie Chagnon. Ce fonds vise la création de carrefours de soutien aux aidants partout au Québec. Il veut permettre en place d'une forme de guichet unique constituant un lieu de convergence pour une gamme de services destinés spécialement aux proches aidants tels l'évaluation des besoins, de l'information, de la formation, une coordination des services. Les trois premiers projets verront le jour dans les régions des Laurentides, de la Montérégie et du Bas-Saint-Laurent.
Question du jour
· Comment concilier les besoins de coordination des services aux personnes âgées en perte d'autonomie et ceux des proches aidants ?
Prochainement...
La technologie comme alliée
En lien
· Maison pour l'Autonomie et l'Intégration des malades d'Alzheimer (MAIA) · Pour aider les proches aidants de personnes âgées · L'Appui pour les proches aidants · Loi instituant le fonds de soutien aux proches aidants
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