Avec l’arrivée à Québec d’un gouvernement du Parti Québécois et celle d’un nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, nous devons promouvoir les dossiers que nous estimons incontournables pour nos membres et essentiels pour la bonne marche du réseau.
Nous comptons notamment aborder les questions du financement, du vieillissement, des services de première ligne et de la gouvernance du réseau avec le ministre nouvellement élu, avec ses collègues du gouvernement ainsi qu’avec les représentants des partis d’opposition.
Financement
Nous avons déjà identifié un manque à gagner de plus d’un milliard de dollars sur deux ans dans le financement des établissements. Par ailleurs, la volonté exprimée du Parti Québécois d’abolir la « contribution santé » servant à financer le FINESSS (Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux) pour la remplacer par une mesure fiscale fera l’objet d’une attention particulière. Nous souhaitons nous assurer que cette décision ne se traduira pas par un nouveau manque à gagner dans le financement des établissements.
Le vieillissement
L’offre de service aux personnes âgées doit être bonifiée pour faire face à une demande accrue de soins et de services de leur part. Selon nous, l’accent doit être mis sur les services et les soins de proximité, ce qui est directement en lien avec notre volonté de voir se développer la première ligne. C’est aussi un engagement électoral du Parti Québécois.
Le budget du dernier gouvernement prévoyait un montant de 700 millions de dollars supplémentaires consacrés aux services aux personnes âgées au cours des cinq prochaines années. Nous entendons vérifier si cette somme sera au rendez-vous.
L’accès passe par le développement de la première ligne.
Pour véritablement améliorer l’accès aux soins et aux services, il faut plus qu’un simple accès à un médecin de famille. Il faut pouvoir contacter une infirmière, des équipes cliniques, avoir accès aux laboratoires et à l’imagerie médicale.
Ces services doivent également être plus accessibles pour les jeunes en difficulté et pour leur famille, pour les personnes aux prises avec des déficiences, des problèmes de santé mentale ou des troubles de développement.
Revoir et développer nos services de première ligne doit aussi passer par une révision du mode de financement des médecins, en offrant des mesures incitatives en faveur d’une meilleure prise en charge des clientèles, pour encourager la performance clinique et pour récompenser l’efficacité.
La gouvernance
Finalement, nous sommes déterminés à poursuivre notre engagement envers un système plus efficace. En ce sens, nous croyons qu’il y a lieu de poursuivre les travaux entrepris cet été en faveur d’une réduction des chevauchements entre les paliers de gouvernance et de la décentralisation des pouvoirs vers les établissements, responsables d’offrir les soins et les services à la population. L’idée d’alléger l’ensemble de l’appareil bureaucratique du réseau fait déjà consensus chez les multiples intervenants du réseau. Nous souhaitons convaincre le nouveau ministre de la nécessité d’adhérer à cette volonté commune des artisans du réseau.
Bonne rentrée!